Patrimoine naturel

LE VIEUX CHÊNE

Le vieux chêne situé au cœur du village a inspiré le nom de la rue qu’il borde.

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C’est l’emblème du patrimoine naturel de la commune. On ne sait pas exactement son âge ; nos grands parents l’ont toujours vu tel qu’il est aujourd’hui et déjà en ce temps personne ne l’avait vu grandir.

 

 

 

Notre poète local qui a passé son enfance sous son ombrage lui prête ces mots :
” Je surplombe la route à l’entrée de ce petit village, superbe et solitaire.
Personne ne connaît mon âge exact mais on me dit plusieurs fois centenaire…”

Edmond L.»

Le plan d’eau communal de LA COMBE

Créé en 1972, inauguré en 1975, réaménagé en 2002, le plan d’eau communal de La Combe est un plan d’eau artificiel, résultat de l’agrandissement d’une «botasse» (mare) existante.

plan-deau-de-la-combe-jcg-avril-2009Lieu de pêche directement géré par la municipalité pendant de nombreuses années, il fait aujourd’hui l’objet d’une réflexion de réaménagement autour d’un projet sur la Biodiversité, en zone humide, un parcours de loisirs et préservation de la faune et la flore.

LIGNEUX et sa Poype

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Blason de la famille de Thoire et Villars – bandé d’or et de gueules de six pièces

Les premières mentions du site castral de Ligneux, probablement fondé par la famille de Villars, remontent au début du 12e siècle : Adalard de Villars, chevalier, en est le plus ancien seigneur connu (vers 1100).

A la fin du 12e siècle, le site comprenait également un habitat ; il est qualifié de “castellum cum burgo”, ce qui montre son importance, lorsqu’ Etienne II de Villars le cède en 1186 à Guichard, abbé de l’Ile-Barbe (Lyon).

Un prieuré dépendant de l’abbaye de l’Ile-Barbe y est construit, et le passage de la seigneurie sous l’autorité ecclésiastique entraîne un changement de mode de fonctionnement, le prieur de Ligneux assurant en même temps la fonction de châtelain.

Lorsque fut constituée la principauté de Dombes, au tout début du 15e siècle, Ligneux était le chef-lieu de l’une des douze châtellenies qui la composaient ; de cette châtellenie dépendaient la partie dombiste de la paroisse de Saint-Jean de Thurigneux et toute la paroisse de Rancé.

Lors des incursions savoyardes en vue de la conquête de la Dombes, le château fort résista en 1460 aux troupes du comte Amédée VIII de Savoie.

Le fief de Ligneux reste possession de l’abbaye de l’Ile-Barbe jusqu’en 1665, date à laquelle il est cédé à Mgr. Camille de Neuville, archevêque de Lyon, dont hérite, en 1704, François de Neuville, duc de Villeroy, avant d’être possédé un temps par les Luxembourg.

Le château et seigneurie de Ligneux, qualifiés de baronnie, passèrent par mariage aux Boufflers : Joseph-Marie, duc de Boufflers, en fit hommage en 1740.

L’état des fiefs dressé en 1772 consigne à nouveau “le château et seigneurie de Lignieu, paroisse de Saint-Jean”, ainsi que “la justice du dit Lignieu”

Notez que : Ligneux était orthographié Lignieu parmi les possessions du sieur de Luxembourg, qui apparaissent encore en 1784, dans les Rôles des privilégiés de Bresse et Dombes, au nom de madame la maréchale de Luxembourg.

On ignore à quelle époque le site fut abandonné. Selon les historiens du milieu du 19e siècle, la “poype” (ou motte castrale) aurait été encore surmontée d’une tour octogone et entourée d’une enceinte en brique. Il ne reste aujourd’hui que la poype sur laquelle s’élevait le château fort.

Les fouilles archéologiques des années 1980, menées par Jean-Michel Poisson, ont dégagé les vestiges d’un grand bâtiment de plan pentagonal en brique, ainsi que de la céramique médiévale, mais aussi des fragments datables des 17e et 18e siècles.

Informations issues en partie du site : culture.gouv.fr

A quoi ressemblait le château de Ligneux ?

La poype de ligneux a été étudiée par le Centre Interuniversitaire d’Histoire et d’Archéologie Médiévales de l’Université Lyon 2 et par le service départemental d’architecture de l’Ain dont est extrait le document ci-dessous :
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A : motte ou tertre – a : fossé circulaire – B : basse-cour – b : vallonement isolant la basse-cour du tertre – b ‘: fossé entourant la basse-cour

C’était un château à motte. La motte (A) est un tertre artificiel, le plus souvent en forme de tronc de cône généralement conçu pour porter une tour de bois, laquelle était à la fois un dernier refuge défensif et la demeure du Châtelain.

Une palissade ceinturait la base de la tour, percée d’une porte ou d’un portail auquel on accédait par une passerelle inclinée franchissant le fossé (a). Au pied de la motte se trouvaient les communs, eux-mêmes protégés par une seconde enceinte fortifiée : la basse-cour (B).

A ce jour, il reste à Ligneux la “poype”, particulièrement bien conservée. Elle se présente au regard comme une imposante motte castrale boisée de forme tronconique, entourée sur toute sa périphérie d’un large fossé profond de 1 à 2 m.

poype-de-ligneux-photo-jcg-janv-2013

L’étude archéologique publiée en 1986 précise que le site se compose de deux parties juxtaposées, la motte, “et une grande basse-cour, elle-même fermée par des fossés en partie comblés, mais dont le tracé circulaire est très apparent au milieu d’un parcellaire à géométrie orthogonale régulière… Le tertre (ou poype) mesure 36 m de diamètre à la base et 12 m de diamètre au niveau de la plate-forme supérieure ; la hauteur conservée est de 11 m ; la pente est de 45%. La plate-forme porte les vestiges d’un bâtiment de briques, dont la construction doit remonter au XVIIe siècle…”

La grande basse-cour de Ligneux est accolée au tertre au sud-ouest ; le rapport archéologique indique qu’elle est surélevée par rapport aux terrains voisins et qu’elle est de forme elliptique de 200 m sur 100m environ, entourée d’un rempart de terre, ainsi que d’un fossé.

La Poype en été

Ce site est dans une propriété privée, il est sous le contrôle de l’État, protégé et classé aux Monuments Historiques.
L’habitat de Ligneux a complètement disparu. Seul a subsisté le village installé autour de l’église actuelle de Saint-Jean.

Histoire de Saint Jean de Thurigneux

Les origines : TURINIACUM

Le nom primitif du village, TURINIACUM, est d’abord mentionné entre 994 et 1032. Trois fiefs existaient sur le territoire de la commune : le Buisson, Arcieux et Ligneux…

De Ligneux, chef-lieu de la châtellenie de Dombes, ne subsiste que la poype, entourée de fossés. L’actuel “Saint Jean de Thurigneux”, hormis une petite partie qui dépendait de la principauté et de l’archiprêtré de Dombes, était compris dans le Franc-Lyonnais.

En effet, vers 1100, l’Eglise de Lyon avait acquis l’église de Thurigneux avec une partie du territoire de la paroisse ; cette fraction resta par la suite dans le Franc-Lyonnais jusqu’en 1789, c’est donc le chapitre de Saint-Jean de Lyon qui nommait à la cure.

Pendant la Révolution de 1789, le nom de la commune changea pour Ligneux jusqu’en 1793. En 1801, elle se nomma passagèrement Saint Jean de Tusigneux pour redevenir définitivement Saint Jean de Thurigneux (source : Bulletin des lois 1801).

Comment est-on passé de TURINIACUM à SAINT JEAN de THURIGNEUX ?

Si «SAINT JEAN» peut être lié à l’église sans trop de doute, en revanche THURIGNEUX est plus problématique

Est ce la contraction de «Tour de Ligneux» ?

Il est vrai que TURINIACUM contient une racine latine «TURRIS» qui signifie «Tour de Bois». En Suisse romande, en Savoie, en Bresse et dans le Bugey, TURINIACUM, «dérivé du gentilice TURINIUS et du suffixe gaulois de possession “-acum”», est aussi la racine de noms de domaines d’origine gallo-romaine tels que «Turignat, Thurignat, Turignin».

A ce propos, un hameau de la commune du CROTTET en Bresse porte le nom de “Thurignat”.

La question reste donc ouverte !!

LIGNEUX

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Les premières mentions du site castral de Ligneux, probablement fondé par la famille de Villars, remontent au début du 12e siècle : Adalard de Villars, chevalier, en est le plus ancien seigneur connu (vers 1100).

Pour en savoir plus sur LIGNEUX, suivre ce lien : LIGNEUX et sa Poype


La Grande Vaupierre et “l’épisode des Autrichiens”, fin du règne de NAPOLEON 1er

Au début de l’année 1814, c’est l’écroulement de l’empire de Napoléon 1er, les armées de la coalition envahissent la France. Les Autrichiens occupent la région lyonnaise.

«A l’arrière des combats, les paysans d’abord indifférents furent exaspérés par les violences commises : ils s’armèrent de fourches, de faux, de fusils de chasse et attaquèrent en francs-tireurs ; en Lorraine, une colonne russe perdit 3 000 hommes sans avoir vu un soldat …» [Cours d’histoire Malet-Isaac, période 1789-1851, Hachette 1950].

Un habitant de REYRIEUX, du hameau de Fontaine-Bénite, Jean-Claude PERRET, a fait un « récit de la prise d’un poste autrichien à La Vaupière , commune de Saint Jean de Thurigneux» [A ce jour, “La Vaupière” s’écrit “La Vaupierre” avec deux “R”]; le texte du récit est retranscrit tel qu’il a été rédigé, avec un seul “R” et “E” accent grave, les cartes napoléoniennes de 1823 adoptent aussi cette orthographe.

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Voici ce qu’il écrit : La Vaupierre et l’épisode des Autrichiens

 

Cartes postales anciennes

Les cartes présentées ci-après ont été gracieusement offertes par Daniel T.  ancien habitant de la commune, ainsi que par Élisabeth M. et aux archives départementales Tous nos remerciements.

Eglise et clocheton en bois avant 1956
Place de l'église
Restaurant et monument aux morts
Inauguration Monument aux morts en 1922
L'épicerie-bar actuel en 1910
Eglise, Ecole en 1907
Ancien Café Boulangerie vers 1940
Ancien Café Restaurant en 1918
Ancienne Mairie et Ecole
Ancienne école vers 1920
Place de l'église vers 1970
Saint Jean de Thurigneux vers 1950-1960