Mairie de Saint Jean de Thurigneux - Ain

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La Fondation Pierre VEROTS

Etude et préservation de la faune et de la flore en Dombes.

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Logo Fondation Pierre VEROTS Domaine Praillebard, Saint-Jean-de-Thurigneux
Tél. 33 (0)4 74 00 89 33
Courriel : fondation.pierre-verots@wanadoo.fr
Site internet : www.fondation-pierre-verots.com

Fondation reconnue d’utilité publique, à la suite d’une donation faite par M.et Mme Vérots (M. Vérots, industriel lyonnais, est l’inventeur du moteur VAP).

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La Fondation et l’étang Praillebard sous le givre (Photo B. Castanier)

Ses missions, sa gouvernance (un conseil d’Administration composé de 10 membres) ont été définis par décret le 13 juin 1984, qui lui a accordé la reconnaissance d’utilité publique (De ce fait, les donateurs peuvent largement déduire de leurs impôts les dons consentis à la Fondation). Elle s’implique dans des actions de recherches et de gestion en partenariat avec divers organismes et les résultats obtenus permettent d’améliorer les connaissances sur la faune, flore et les milieux. Mais elle contribue également par les aménagements qu’elle réalise sur son domaine à favoriser la biodiversité. Son territoire, comprenant étangs (57 ha), prairies, bois et terres de cultures, pour un total d’environ 350 ha, s’étend sur 4 communes du sud-ouest de la Dombes : Civrieux, Monthieux, St-André -de-Corcy et St-Jean-de-Thurigneux. (Etabli au 28/02/2013)

Ainsi les opérations de restauration de zones humidesmenées par la Fondation (comprenant notamment divers aménagements réalisés sur ses étangs mais aussi la réhabilitation d’un étang asséché au 19e siècle), ont offert des conditions plus favorables à la reproduction des oiseaux d’eau ; à titre d’exemple peuvent être cités les observations suivantes, obtenues après la réalisation de divers chantiers :

  • La présence du Fuligule nyroca, canard protégé, dont la reproduction, sur les étangs de la Fondation, est avérée depuis 2003 et suspectée depuis 1998. Il s’agit probablement des seuls cas de reproduction régulière, à l’état sauvage, pour cette espèce sur une même chaine d’étang, en Europe de l’ouest (et même le seul cas de reproduction avéré, avec jeunes à l’envol, en France, depuis 1964, et ce jusqu’en 2010 ou un cas isolé fut signalé ailleurs en Dombes). Pour mémoire cette espèce était connue en Dombes à la fin du 19e siècle et avait quasiment disparu dans les années 1960.
  • Le recensement annuel de 8 à 12 nichées de canards, toutes espèces confondues, par 10 ha d’étang, résultats obtenus régulièrement depuis une quinzaine d’année sur ses étangs et qui semblent en contradiction avec ceux observés sur les autres étangs dombistes. En effet, ailleurs en Dombes cet indice de reproduction est en moyenne inférieur à 2 nichées de canards par 10 ha d’étang (alors que sur l’ensemble de la Dombes il était proche, il y a une cinquantaine d’année, de celui obtenu actuellement sur les étangs de la Fondation).

Ces observations, si elles révèlent une évolution récente du paysage dombiste à priori défavorable à la biodiversité, n’en demeurent pas moins encourageantes car elles prouvent qu’avec une gestion adaptée la situation n’est pas (encore) irréversible.

Enfin, dernier exemple de la biodiversité constatée sur le territoire de la Fondation et découlant en partie de son mode de gestion particulier et des aménagements réalisés, mais certainement également de sa position en tête de bassin de la Brévonne/Chalaronne : La découverte, en 2009, d’une nouvelle espèce de mouche (nouvelle pour la science), parasite des fourmis, ceci à l’occasion d’un inventaire des Diptères, débuté en 2006 et encore en cours. Lors de cet inventaire, 15% des 1000 espèces de mouches recensées sur la Fondation n’avaient encore jamais été décrites en France, preuve qu’il reste encore beaucoup à faire sur l’étude des milieux et espèces. Le développement de programmes de recherche permettra, par les découvertes obtenues, de mieux comprendre le fonctionnement des écosystèmes. Il convient de rappeler que l’écosystème "étang dombiste" est en réalité un agro-système puisque créé par l’homme pour la production de poissons, en extensif, et ceci de façon pérenne en utilisant au mieux les ressources du milieu.

Si l’accueil du public ne peut se faire sur le domaine dévolu à la recherche scientifique et à la protection, la Fondation reste consciente de la nécessité d’informer. Ainsi l’accueil et l’information du public ne peuvent être traités de la même façon. Les actualités développées dans sa lettre d’information sont là pour démontrer, si besoin était, de l’étendu des résultats obtenus depuis 1984. Depuis peu, elle publie également Les cahiers de la Fondation, à portée plus scientifique. La Fondation participe ponctuellement à des manifestations ou évènements destinés au public, outre l’organisation de deux colloques sur les "Zones humides continentales : des chercheurs au gestionnaires, 2002" puis sur "Les insectes en zone humides continentales, 2008", elle a co-édité, en 2009, avec l’Académie de la Dombes un ouvrage sur "Les Oiseaux dombistes, une mise à jour, par Alain Bernard et Philippe Lebreton". Par ailleurs, la Fondation a l’ambition de réaliser, en 2014, pour son 30e anniversaire, un colloque sur la gestion naturaliste des étangs dombistes.

Bien que travaillant en Dombes, elle peut intervenir sur l’ensemble du territoire français et son développement dépend en partie du mécénat et soutien dont elle peut bénéficier.

Vous pouvez vous connecter sur son site www.fondation-pierre-verots.com pour obtenir plus d’information sur les études menées et sur l’étendue de ses missions. (Le 1/03/2013, Benoît Castanier)

Le siège de la Fondation, enserré entre la Forêt des Oies et l'étang Praillebard, recréé en décembre 1999 et dévolu à la pisciculture et aux études sur la faune et la flore. (Photo B. Castanier).

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